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opinionMinoritaire

Des pistes de lecture pour vous, pour moi une sorte de mémoire externe, publique celle-là, mais qui sait pour combien de temps...

Les objets connectés c'est le bonheur.

Publié le 19 Février 2014 par Djef Bernier in publicité

Nous n'avons pas tous la chance de ne pas avoir de télévision, si fait que certaines informations forcent la barrière de l'utile. Et de la consternation aussi, on dirait que le commerce qui a trouvé son vecteur magique pour enrôler toute la création humaine dans ses nouvelles caisses enregistreuses a décidé de mettre les bouchées triple pour embobiner tout çà de connexions, pourquoi me demandez-vous, qu'a dit la télé ?

Ca va faire des économies. Des économies. Elles (les applications) seront des sources d'informations en temps en réel qui vont permettre de modifier les services apportés aux personnes.

(Provoquant un certain type de service en miroir chez celles qui ne seront pas connectées et directement clientes ; je pense en particulier aux scénaristes esclaves de l'écriture de séries et de films en cascades pour nourrir l'offre de spectacle, mais c'est spécialement vertigineux, les sociétés connectées n'en sont pas au début de la fin de l'idéalisation publicitaire ; vous savez vous à qui appartiennent nos enfants ?)

Eh ben... La phrase n'est pas de moi, pas assez opinion minoritaire à mon goût mais enfin, à ce que je vois dans la télé ils ont trouvé où se trouvent les véritables sources d'économie.

Je vous ai sourcé un bout de dialogue, je vous conseille l'intégral, dans un jour, dans un an...

Dans le monde actuel, comment faire pour garder intacte notre capacité d'émerveillement ?

Toujours ramener la vie à sa base, à ses nécessités premières : la faim, la soif, la poésie, l'attention au monde et aux gens. Il est possible que le monde moderne soit une sorte d'entreprise anonyme de destruction de nos forces vitales - sous le prétexte de les exalter. Il détruit notre capacité à être attentif, rêveur, lent, amoureux, notre capacité à faire des gestes gratuits, des gestes que nous ne comprenons pas. Il est possible que ce monde moderne, que nous avons fait surgir et qui nous échappe de plus en plus, soit une sorte de machine de guerre impavide. Les livres, la poésie, certaines musiques peuvent nous ramener à nous-mêmes, nous redonner des forces pour lutter contre cette forme d'éparpillement. La méditation, la simplicité, la vie ordinaire : voilà qui donne des forces pour résister. Le grand mot est celui-là : résister.

Rien à voir avec le dernier Walt Disney...

Cher ami, mon bon lecteur quand on arrive à lire que cet homme se dit avoir lu plus de livres qu'un alcoolique a bu de bouteilles c'est proprement réjouissant. Mais les hommes connectés... et l'opium du peuple... se dépenser ; le flicage qui malgré tout en sauve certains, ces téléphones qu'on refuse par pure coquetterie de se ficher dans le creux de la joue, c'est d'une tristesse pour l'attention qu'il est déjà difficile d'apporter aux décors.

Je n'ai aucun espoir d'échos mais je repense à ce mot, impavide, écrit par un autre juste un peu plus haut. Je le connaissais mais j'ai dû rechercher sa signification. Ailleurs que dans mes souvenirs d'écritoire.

Si le grossissement des clientèles, des gains et des influences de cette marche pour une réalité augmentée peut apparaître comme le chemin vers un Eden de réalité substituée je comprends sans y réfléchir vraiment l'absence de peur du système face aux obstacles.

Depuis quand à l'échelle de la révolution industrielle peut-on passer son temps avec un casque sur les oreilles ? Je me pose la question... pendant ce temps du radio cassette au balladeur, au balldisc, et puis vite vite du mp3 en veux-tu en voilà, life is music...

Quand je pense à la tune que j'ai mise dans les jeux d'arcade, une bien drôle d'année pour naître 1973. Life is short, play more... Ca a rudement bien fonctionné, on ne compte plus les nouvelles versions de consoles, de box...

Et si vous ne savez pas comment en rajouter encore, allez ce week end participer à un événement un peu particulier qui porte le joli nom de start-up week end Caen. Le principe est simple on doit en 54h de travail intense pouvoir monter une startup ...

Il n'a pas fallu longtemps pour que ces innocents téléphones portables mutent, juste quelques années. Vous constatez cela comme moi, voici mon opinion minoritaire sur ce qu'il est bon de garder en tête.

L'homme a peuplé la planète avec trois armes de ce que j'ai lu, la faim, la soif, la peur. La civilisation n'a plus grand chose à voir avec le biotope originel et tout ce qui a évolué de la main de l'homme a été inspiré au quotidien par ces trois petites choses, puis tant d'autres à force, la reproduction, l'exercice du pouvoir, le perfectionnement de ses techniques de survie... Tous les programmes de cet Ordre, les applis humaines de base en quelque sorte, qu'en avons-nous fait ?
L'intelligence et l'instinct ont fait bon ménage pendant longtemps tristement quelque chose me dit que cette révolution industrielle a non seulement encrassé le bel équilibre pour le plus grand nombre, mais n'en est qu'au début de sa valse autour des sociétés humaines. Ce sentiment de vide que chacun ressent régulièrement est le même qu'à l'origine, seulement il ne déclenche plus que très rarement une envie de modifier son environnement comme il est censé le faire. Le court-circuit est tout entier dans les choses de nos sédentarités. Surtout pas de vagues. La désormais longue liste des possibles a un centre pour les enfants de l'Europe : l'écran de la réalité détournée. Toutes ces ombres portées de la caverne moderne, lointaines de l'antique noir et feu.
Un vrai bonheur de saisir son combiné et de le connecter à quelqu'un d'autre, qui n'est pas là. Il fût un temps, c'était moins simple.
Je ne peux pas croire que nous irons à l'iphone 14 sans un bon Blitz, un terrorisme d'une nouvelle ampleur, sans victime humaine, sans coupable sanguinaire, juste un illuminé qui fût né pour çà. Ce monstre de données, cette architecture de la constellation satellite ne devront non pas mourir de leur belle mort mais être projetés dans un cataclysme pouvant revêtir les atours de la punition divine...
Difficile de se préoccuper de toute une descendance mais pour nos enfants de maintenant, et nos appuis de demain dans la vieillesse... sur qui compter ? Répondre soi-même est la plus bigle des impostures. Les autres ? Ils sont rares à pouvoir offrir plus qu'ils ne prennent...
Il me semble que nous vivons continûment dans des temps de prélude et pour en revenir à ce parcours de la toile jusque sur votre nez, je veux vous dire que c'est une misère ; que si je me permets de vous le dire de façon si familière c'est que je suis écoeuré d'avoir été rattrappé par le truchement de mes enfants. Vivez quelques heures sans téléphone et puis regardez-les ; si vous ne voyez rien, recommencez l'expérience dans quelques jours. Si le temps connecté est la seule chose qui vous rapporte attention à la phlébite, retournez régulièrement dans votre corps car vous le maltraitez sévèrement.

Au plaisir de vous lire, et ceci pour vous souhaiter une bonne journée.

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NOURATIN 23/02/2014 18:00

Je vois bien le problème mais en ma qualité de vieux, je ne suis guère touché par la maladie.
J'arrive encore à faire du vélo, du bateau et plein de conneries dignes d'un merdeux de vingt ans...ou alors c'est que je retombe en enfance...
Amitiés.

Djef Bernier 24/02/2014 02:55

ou alors c'est que tu n'es pas tombé dedans quand tu étais petit... J'augure que tu connais ce bon docteur Cyrulnik, avec un nom pareil tu dois en avoir un plein rayon : sur le retomber en enfance voilà le début de la démonstration : http://www.geneses.fr/blog_dd/2013/04/effet-palimpseste/ Au plaisir de te lire ; apprécié que tu vois Bien le problème ;-)

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