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opinionMinoritaire

Des pistes de lecture pour vous, pour moi une sorte de mémoire externe, publique celle-là, mais qui sait pour combien de temps...

Vivre après Fukushima, pour le coup un question réponse qui remet les choses à l'endroit

Publié le 1 Mai 2014 par Djef Bernier in Blog à voir

un extrait, et une chtite blagounette :

SC : Le rapport des Nations Unies sur les retombées radioactives de Fukushima affirme qu’il n’y a eu aucun décès lié à la radioactivité, et qu »aucune maladie aiguë n’a été observée chez les travailleurs ou le grand public exposés. Ce n’est donc pas si dangereux, après tout? Ou bien, est-ce qu’il n’y a pas suffisamment d’informations pour faire une évaluation correcte? Qu’en pensez-vous ?
KI : Ce rapport est complètement inexact. Le rapport a été écrit par un représentant du Japon, le Professeur Hayano. Représentant le Japon, il a menti au monde entier. Lorsque j’étais maire, j’ai appris que beaucoup de gens sont morts d’une crise cardiaque ; et ensuite, il y a eu beaucoup de gens à Fukushima qui sont morts subitement, même des jeunes. C’est une véritable honte que les autorités cachent la vérité au monde entier, et à l’ONU. Nous devons admettre qu’effectivement beaucoup de gens sont en train de mourir. Nous ne sommes pas autorisés à le dire, mais les employés de TEPCO aussi sont en train de mourir. Mais ils gardent le silence.

SC : Avez-vous une estimation des victimes ?
KI : Aujourd’hui, je n’ai pas les chiffres sur moi.

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blh 02/05/2014 17:06

Une précision que j'ai déjà envoyée à un véritable expert en nucléaire, mis au placard par ses confrères pour cause de non-politiquement correct::

Le « J’accuse » d’ex-cadres de l’atome japonais

Ils le reconnaissent l’un après l’autre. Debout, micro en main, Chiro Ogura, Masashi Goto et leurs pairs, anciens cadres du programme nucléaire de Toshiba, avouent l’impensable.
La firme américaine General Electric (GE) est l’accusée.

« Un séisme de l’ampleur de celui de vendredi survenu au large de la région du Tohoku avait-il été pris en compte dans les calculs des dispositifs de protection et autres mécanismes de secours des centrales construites, comme celle de Fukushima, à partir des années soixante ? « Non, ce tremblement de terre et ce tsunami sont allés bien au-delà de nos prévisions les plus folles », reconnaît, à Tokyo, Chiro Ogura, qui travailla à la conception de la première tranche des réacteurs de Fukushima, dévastée par un incendie toujours susceptible de déclencher l’apocalypse.

Les dispositifs de refroidissement du cœur nucléaire avaient-ils été conçus pour résister à une vague tueuse d’une dizaine de mètres de hauteur ? « Non, poursuit l’intéressé. Plusieurs arrivées d’eau étaient constituées par des tuyaux posés en surface, et non enterrés. La vague les a par conséquent aisément arrachés. » Dans le public, journalistes, militants et fonctionnaires venus écouter ce panel d’ex-cadres de l’industrie atomique se regardent les uns les autres. Une jeune femme pleure. Les plans et les schémas montrés sur grand écran ne laissent plus l’ombre d’un doute…

Accusée ? La firme américaine General Electric (GE) qui, dans les années 60-70, ne prit guère soin de prévoir le pire ou de former ses clients japonais à l’anticiper. Mashashi Goto, animateur de ce « réseau des citoyens contre le nucléaire », se souvient des débuts de Fukushima, première centrale du pays et pilier, à l’époque, de la recherche effrénée de l’indépendance énergétique sur fond de crise pétrolière annoncée. « Nous n’avons presque pas contesté les plans de General Electric. Nous avons importé une technologie qui n’était pas conçue pour notre géographie particulière et les menaces qui vont avec. »
»


Centrale de Fukushima/Japon après le tsunami.TOKYO
Du Journal lesoir.be, l’envoyé spécial Richard Werly

Il est avéré que Tepco n'a pas du tout été à la hauteur et s'est laissé allé à un orgueil assez démesuré. Cependant, le Japon de cette époque avait-il les moyens de contrer les US ? Non seulement, il subissait « moralement » mais aussi financièrement les USA. Encore aujourd'hui.

Djef Bernier 03/05/2014 21:22

Je dirais même plus : il y a des seppuku qui se perdent du côté de Tepco, pour ne parler que de l'avant garde médiatique. Quant aux énergies et techniques anti système oui, être en avance sur son temps n'est pas rentable, Tchernobyl, fukushima, jamais deux sans trois...

blh 02/05/2014 22:59

En fait, il y a des tas de techniques à mettre en oeuvre, mais les savants actuels les refusent car ça serait leur perte.
Entre autre, on peut faire du nucléaire, mais pas à base de fission ou de fusion, du moins pas avec les méthodes de maintenant.Et sans produits toxiques. En plus, on pourrait accuser la France d'avoir fourgé aux Japonais ce produit hybride le pire qu'il puisse exister.
Si les samouraïs on fondé le Japon, les parlementaires le détruisent.
Comme chez nous.

Djef Bernier 02/05/2014 19:28

Quand tu vois qu'on découvre encore aujourd'hui des champignons véritables déchets nucléaires dans des zones censément propres du côté de l'Ukraine, et que les expériences d'irradiation que j'ai pu connaître démontrent que le pire survient 8 à 10 générations après "la catastrophe"... ; on a l'air fin avec notre énergie à bas coût et nos histoires de dettes !!

NOURATIN 02/05/2014 15:59

C'est vrai qu'il faut être gonflé pour soutenir qu'une catastrophe pareille n'a aucune incidence sur la santé des gens. En même temps, le sieur KI a l'air un peu léger avec sa réponse "je n'ai pas les chiffres sur moi", un bon politicard, quand il ne sait pas il noie le poisson. Peut être que les Japs préfèrent le bouffer, le poissecaille.
Amitiés.

Djef Bernier 02/05/2014 19:16

Certes, c'est ce que j'ai appelé la blagounette, si tu as lu l'entretien au complet l'air léger est moins flagrant non ? Le pire jdans mes lectures d'hier je n'ai pas eu le cran de relayer. Vla le gros titre : sa sainteté le Dalaï lama est pro nucléaire...

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